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Du Friday 24 November 2017 au Saturday 25 November 2017 : Festival de la Communication Santé (Deauville)
Thursday 30 November 2017 : FORUM PATIENTS PFIZER
Saturday 02 December 2017 : Concert Let's Goldman (Riorges, France)
Du Saturday 02 December 2017 au Monday 04 December 2017 : ESO TRAINING COURSE ON RARE CANCERS (Milan, Italie)
Thursday 07 December 2017 : Conférence sur l'observance thérapeutique à l'ESSEC (La Défense, Paris)
Du Friday 08 December 2017 au Sunday 10 December 2017 : Congrès de l'ESMO : immuno oncologie (Genève, Suisse)
Du Friday 09 February 2018 au Sunday 09 December 2018 : Congrès de l'AFTED (Paris)
Du Thursday 01 March 2018 au Saturday 03 March 2018 : ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EUROSARC (Séville, Espagne)

Simon Baconnier : "Le World Sarcoma Network fait des sarcomes utérins sa priorité".

Simon Baconnier  

Simon Baconnier est le directeur scientifique du réseau mondial des sarcomes (World Sarcoma Network), sa mission consiste à gérer le réseau, faciliter les interactions entre les différents leaders d’opinion impliqués, superviser et manager l’ensemble des activités du WSN, y compris la gestion du partenariat entre le WSN et les différents partenaires extérieurs (industriels, associations de patients, etc…).

Durant le dernier congrès de l'ASCO, le WSN s'est réuni afin de poursuivre le développement de sa stratégie pour les mois à venir.

Le Dr Baconnier nous livre ici la synthèse de cette réunion d'experts au sommet...

EL : Pouvez-vous nous rappeler en quelques mots ce qu'est le World Sarcoma Network ?

SB : Le WSN est un réseau d’experts et de leaders d’opinion dédié au développement et au soutien d’essais cliniques innovants et collaboratifs pour des sous-types rares de sarcomes. Strictement indépendant et académique, il comprend à ce jour 14 représentants de centres experts et de réseaux nationaux et internationaux répartis entre 9 pays.

EL : En quoi consistait la réunion du WSN à l'ASCO ?

SB : Les grands événements scientifiques tels que l'ASCO constituent des opportunités rêvées pour réunir les experts qui ont des agendas plus que chargés durant l'année. Pour cette réunion, nous sommes parvenus à rassembler 23 experts en provenance de France, des Etats- Unis, d'Australie, d'Allemagne, d'Angleterre, d'Italie, des Pays-Bas et de la Pologne.

Il s'agissait, pour cette réunion de réunir d'une part, le comité exécutif du WSN, afin d'assurer le suivi des activités du réseau et, d'autre part, de faire un point avec l'ensemble des experts sur l’avancement des activités stratégiques relatives à la thématique de l’année, à savoir les « sarcomes utérins ». Cette réunion a également été l'occasion de poursuivre la discussion sur l’utilisation de la plateforme du WSN pour les sous-types extrêmement rares de sarcomes (extraction des datas pour tenter de définir des recommandations de prise en charge).

EL : Pourquoi le WSN a-t-il choisi la thématique des sarcomes utérins pour 2013 ?

SB : Les sarcomes utérins figurent parmi ceux qui rencontrent le plus grand nombre de difficultés de prise en charge à différents niveaux. On observe dans ces tumeurs tout un tas de problèmes au niveau du diagnostic, de la classification des tumeurs, des pratiques chirurgicales qui sont le plus souvent inadaptées (avec un morcellement des tumeurs), mais aussi d'importants problèmes de prise en charge qui demeure très aléatoire et hétérogène. Le WSN pense donc avoir un rôle majeur à jouer dans l'amélioration de la connaissance de ces tumeurs mais aussi dans l'harmonisation de leur prise en charge. A ces fins, et pour s'entourer de la meilleure expertise qui soit dans ce domaine, le WSN a convié à cette réunion des experts de deux éminents réseaux gynécologiques : le FIGO (International Federation of Gynecology and Obstetrics) et le GCIG (Groupe Clinique International Gyneco).

EL : Concrètement, quelles sont les actions que le WSN souhaite entreprendre ?

SB : Pour les sarcomes utérins, il s'agit :

1/ D'amorcer des collaborations internationales sur le développement de recommandations de prise en charge (guidelines) dans les sarcomes utérins.

La définition de recommandations de prise en charge dans ce champ de tumeurs est une ambition de longue date. Malheureusement, jusqu'à présent le manque de données cliniques qui permettraient notamment de différencier clairement les tumeurs bénignes des tumeurs malignes, de prédire l’évolution de ces cancers, s'est révélé être un obstacle majeur pour  l'élaboration d’un tel document. Or, aider les cliniciens à prendre en charge ces cancers de manière homogène et optimale est capital. C'est pourquoi le développement de recommandations dans les sarcomes utérins est aujourd'hui l'une des priorités centrales du WSN. Début 2014, les experts du WSN et les partenaires extérieurs des réseaux gynécologiques devraient publier un article reflétant une position consensuelle sur la prise en charge de ces tumeurs, ce qui constituera une première étape. Plusieurs groupes tels que : FIGO, GOG, NCCN, ESMO, GCIG, WSN, EORTC-ESGO, IRCI seront associés à ce travail. 

2/ Créer des registres prospectifs pour les sarcomes utérins

Mettre en place des registres prospectifs sur les sous-types extrêmement rares : l’objectif est de créer un outil collaboratif pour recenser des cas exceptionnels à l’échelle mondiale (base de données collaborative internationale).

Développer des registres exhaustifs : développer un outil pour entrer dans chaque institution du groupe, tous les cas de sarcomes utérins qui permettront d’identifier des dénominateurs dissociant le caractère bénin du caractère malin des tumeurs utérines.

A ces fins, nous allons essayer de créer un groupe de travail dédié au sein du WSN avec des experts volontaires et motivés, mais pour le moment, nous en sommes encore au stade de la discussion. 

3/ Promouvoir les sarcomes utérins

L'une des missions du WSN consistera aussi à développer la connaissance de ces tumeurs et de leurs particularités de prise en charge lors des différents événements scientifiques, mais aussi à travers la mise en place de partenariats, y compris avec les associations de patients.

EL : Comment va s’organiser l’articulation de la collaboration Groupes Gynéco / WSN ? 

SB : Il s'agira, pour le WSN, de favoriser des rencontres croisées entre les deux communautés afin de partager  des visions, des méthodologies, des expériences. 

Au départ, le WSN avait pour idée de proposer chaque année une nouvelle thématique mais la discussion que nous avons eue à Chicago nous a fait revenir sur cette décision car il est primordial d’avancer sur la problématique des sarcomes utérins. Nous nous sommes aperçus qu'il était très facile de poser une problématique scientifique, d'identifier les besoins inhérents à la résolution de celle-ci mais qu'il était impossible de régler l’ensemble de ces problèmes de manière satisfaisante sur une année. C'est pourquoi, promouvoir l’avancée de la prise en charge des sarcomes utérins reste pour le moment le principal objectif sur lequel le WSN souhaite concentrer tous ces efforts.

EL : Quelles sont les prochaines étapes à venir pour le WSN ?

SB : Le WSN réunira de nouveau son comité exécutif en octobre prochain, lors du prochain CTOS qui se tiendra à New-York. Nous comptons également organiser une réunion avec les partenaires du WSN, et bien évidemment publier l’article consensuel sur la prise en charge des sarcomes utérins début 2014.

Pour accéder au site du WSN : www.worldsarcomanetwork.com