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CTOS 2013 : SESSION "SARCOMES RÉTROPERITONÉAUX"

Session du jeudi 31 octobre 2013.

Résumé du Dr Sylvie Bonvalot (Institut Gustave Roussy, Villejuif)

Trois communications orales ont composé cette session dédiée aux sarcomes rétropéritonéaux.

La première communication, d'Elizabeth Baldini (Dana Farber Institute, Boston) portait sur l’étude "STRASS", qui évalue l’intérêt de la radiothérapie pré-opératoire dans les sarcomes rétropéritonéaux. A l’occasion de cet essai, les radiothérapeutes ont essayé de standardiser la radiothérapie pré-opératoire de ces sarcomes. Aussi, cette présentation consiste en un résumé des modalités de radiothérapie en pré-opératoire. L'étude STRASS est un essai de standardisation anticipant sur le fait que l’essai sera positif et que si cela se révèle exacte, il est important que la communauté des radiothérapeutes puisse être informée dès maintenant sur la manière dont les patients doivent être irradiés en amont de la chirurgie. C’est une standardisation d’une pratique de prise en charge qui est en ce moment utilisée dans le cadre de l’essai STRASS.

La deuxième communication, de Marcus Tan (MSKCC, New-York) analyse les facteurs pronostiques des sarcomes rétropéritonéaux primitifs opérés et confirme que les sarcomes rétropéritoneaux de type liposarcomes bien différenciés ont un risque de récidive locale moins important que celui observé dans les indifférenciés ou les léiomyosarcomes. Cette équipe tente de faire passer le message que la chirurgie des sarcomes rétropéritonéaux doit être adaptée aux sous-types histologiques. Ceci étant, on note dans cette étude que le taux de récidive locale affiché dans les liposarcomes bien différenciés de 40% à 5 ans avec des chirurgies a minima, tandis que dans la discussion qui a suivi la série réalisée par Milan et l’IGR un taux de récidive à 5 ans de 20% dans ces mêmes tumeurs avait été rapporté. Il est évidemment difficile de comparer deux séries historiques, néanmoins les chirurgies à minima semblent exposer à des taux de récidive locale beaucoup plus importants. Cela n’a peut-être pas d’impact sur la survie globale dans les sarcomes bien différenciés néanmoins, il est probable que les patients aient été opérés beaucoup plus souvent s’ils ont une chirurgie à minima que ceux ayant reçu une chirurgie élargie d’emblée. La question est donc : A survie globale identique pour un sarcome bien différencié, vaut-il mieux être opéré une fois ou plusieurs fois ?
Une différence entre la série américaine et la série européenne a également pu être observée dans les liposarcomes dédifférenciés et les léiomyosarcomes, les américains ayant tendance à agréer en faveur d’une chirurgie plus extensible pour les liposarcomes dédifférenciés.

La dernière communication, de Dr Marco Fiore (Istituto Nazionale dei Tumori, Milan), portait sur la morbidité à long terme après chirurgie large des sarcomes rétropéritonéaux. Il a d’abord été rappelé qu’une étude franco-italienne sur la morbidité immédiate montrait qu’il n’y avait pas plus de complications que dans les autres chirurgies lourdes telles que les hépatectomies ou les chirurgies multi-viscérales réalisées dans d’autres pathologies et ensuite il a montré des résultats à long-terme (5ans) qui ont montré que chez les patients qui n’ont pas eu de chirurgie élargie on note 7% de clairance de créatinine altérée et 14% chez les patients ayant bénéficié d'une chirurgie élargie, ce qui demeure acceptable. Les séquelles fonctionnelles telles que les séquelles génitales ou des douleurs persistantes ont également été étudiées et demeurent finalement très modérées. Cette étude conclut donc que la morbidité à long terme d’une chirurgie extensive est finalement très tolérable et justifie donc son utilisation, dans la mesure où le contrôle local semble très amélioré.