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CTOS 2013 : SESSION "PEDIATRIE ET ONCOLOGIE MEDICALE"

Session du samedi 2 Novembre 2013.

Résumé du Pr Natacha Entz-Werle, CHU Hautepierre, Strasbourg.

Cette session dédiée à la pédiatrie et à l'oncologie médicale s'articulait autour de quatre communications orales.

La première communication de cette session, rapportée par le Dr Binh BUI (Institut Bergonié, Bordeaux), rapporte les résultats de la phase 2 randomisée de l'étude "TRUSTS" (EORTC 62091). Cette étude devait préparer une étude de phase 3 comparant le traitement standard actuellement recommandé dans les sarcomes des tissus mous métastatiques chez les patients adultes n'ayant pas eu de chimiothérapie au préalable, à savoir la Doxorubicine à la Trabectedine. 120 patients ont été inclus dans l'étude et répartis en 3 bras : (T1) 1.5mg/m2 de Trabectedine en perfusion de 24h / (T2) 1.2 mg/m2 de Trabectedine en perfusion de 3h / (D) 75mg/m2 de Doxorubicine. Le but de l'étude était de montrer une supériorité de la Trabectedine à 6 mois. L'évaluation a été faite à 9 mois afin de voir si suffisamment de patients présentaient une maladie stable suite au traitement. Sur les trois bras de l'étude, aucune différence n'a été notée par rapport à la Doxorubicine en terme de progression.  L'étude comporte également une étude de toxicité de la Trabectedine sur les deux schémas d'administration. Une toxicité supérieure à celle de la Doxorubicine a été rapportée chez 7 patients ayant reçu la Trabectedine sur 3 heures et chez 8 patients l'ayant reçue sur 24 heures, entrainant 15 arrêts de traitements pour intolérance. Chaque groupe comportait 40 patients. Une toxicité supérieure a été observée dans le bras de la Trabectedine administrée en 3 heures  avec une survie sans progression identique à la Doxorubicine posant éventuellement la question de savoir de la doxorubicine ou de la Trabectedine pouvait être le traitement de référence dans ce cadre là, ce qui a été discuté en fin de programme.

La deuxième communication, du Dr Brian Weiss (Cincinnatti's Children Hospital, Cincinnatti), rapportait les résultats d'une étude de phase 2 évaluant l'utilisation du Sirolimus, inhibition de la protéine mTOR chez les patients ayant une neurofibromatose de type 1, avec des tumeurs bénignes de type neurofibromes plexiformes. L'étude comprenait deux groupes de patients NF1 positif, âgés de plus de 3 ans, inopérables, présentant une progression caractérisée par une augmentation du volume de la tumeur, ou sans progression mais avec des stigmates de haut risque. Le sirolimus était administré par voie orale, sur 28 jours avec au minimum 6 cycles dans la première strate de patients en situation de progression. La dose était répartie en deux prises journalières. Un suivi du dosage plasmatique était également prévu dans le protocole. Les patients étaient évalués tous les 3 mois. Le premier groupe de patients en situation de progression était suivi jusqu'à deux ans, avec deux ans de traitement. Le deuxième groupe sans progression avait une évaluation au bout des 6 cycles. En l'absence de réponse, le traitement était arrêté. 49 patients ont été inclus dans la première strate et 13 dans la seconde, avec une bonne prise orale, ainsi qu'une bonne tolérance au médicament. On note une différence de la survie sans progression dans la première strate où une stabilisation tumorale a pu être observée. Aucune régression tumorale en revanche, y compris dans la deuxième strate. Les 12 patients étaient évaluables mais aucun n'a obtenu de réponse. En conclusion, l'étude suggère qu'il existe une éventualité de pouvoir traiter les patients en situation de progression et de permettre une stabilisation de la maladie, même s'il ne s'agit probablement que de décaler dans le temps la survenue d'événements ultérieurs. Néanmoins, le point à relever est l'évaluation de la qualité de vie qui semblait supérieur chez les patients qui ont été traités, comparativement au groupes précédents historiques n'ayant jamais reçu de traitement.

La troisième communication, présentée par le Dr Abha Gupta (The Hospital for sick children, Toronto), portait sur la préservation de la fertilité chez l'enfant pré-pubère masculin. Cette étude réalisée par le biais d'une enquête reposant sur des interviews  d'oncologues, de parents, de patients traités à l'âge post-pubertaire cherchait à savoir si l'on pouvait présenter cette possibilité de protection en faisant une biopsie testiculaire. L'ensemble des résultats montre que, avec ou sans risque, les patients souhaitent que cette possibilité leur soit proposée ce, malgré le coût important d'une telle procédure aux Etats-Unis. Plus de 50% des parents étaient d'accord, de même que 70% des adolescents qui ont été traités dans leur plus jeune âge.

La dernière communication, du Dr Keren Paz (Champions Oncology, Hackensack), concernait la médecine personnalisée par le biais d'une présentation de Xeno-greffe sous-cutanée de type sarcome de patients de tous âges, permettant chez la souris au xeno-greffe sous-cutané, d'amplifier la tumeur et de pouvoir évaluer des agents thérapeutiques afin de cibler éventuellement des possibilités thérapeutiques par patient. Le choix des agents thérapeutiques était fait par l'oncologue, en fonction de l'évolutivité de la tumeur et du type de sarcome. Ainsi un patient avait pu être traité et stabilisé à l'aide de ce type de technique. Cette technique pourra éventuellement être proposée de façon systématique sachant cependant qu'elle peut être controversée en raison du pourcentage de 76% de prise de greffe mais également en raison du fait que seuls certains patients qui auront une xeno-greffe sous-cutanée de leur tumeur chez la souris nude, ne bénéficieront pas forcément de cet apport puisqu'ils seront en rémission et guéris. L'intérêt de cette technique utilisée de manière systématique doit être rediscuté. Elle doit également être mise en parallèle avec une évaluation moléculaire systématique actuellement proposée par différentes techniques.