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CTOS 2013 : SESSION "LEIOMYOSARCOMES UTERINS"

Session du vendredi 1er novembre 2013.

Résumé du Dr Isabelle Ray-Coquard, Centre Léon Bérard - Lyon

Il a été décidé au niveau du World Sarcoma Network que les sarcomes utérins seraient la priorité de l’année 2013, lié au fait que la survie des ces patientes  n’est pas excellente pour des problèmes de prise en charge initiale et d’absence de traitements efficaces dans la prise en charge de ces maladies métastatiques.

A partir de ce moment là, une session complète a été dédiée à ces pathologies et plusieurs orateurs ont été sélectionnés pour présenter oralement des résultats qui vont parfaitement dans le sens de la nécessité de s’intéresser à ces sarcomes utérins.

Les deux premières communications étaient axées sur le geste chirurgical et ont malheureusement confirmé que la morcellation de ces tumeurs, qui sont souvent prises au départ pour des tumeurs bénignes, entraine une perte de chances que ce soit en terme de récidive loco-régionale mais aussi de survie globale.

Le premier orateur, Pr Peter Hohenberger (Mannheim University Medical Center, Mannheim), a présenté des données qui montrent que l’utilisation d’un endobag, c’est à dire un petit sac en plastique au moment de la réalisation du geste par coelioscopie permettrait de diminuer ce risque de dissémination loco-régionale et donc, de perte de chances. Cette pratique mérite que l’on diffuse l’information tant au niveau des praticiens, c’est à dire des gynécologues-obstétriciens qui prennent en charge des maladies bénignes, que des patientes de façons à ce qu’elles-mêmes aient cette information et réclament la réalisation du geste chirurgical avec l’utilisation d’un endobag.

Le deuxième orateur, Dr Cesar Serrano (Harvard Medical School, Boston) a présenté lui aussi des données du Dana Farber Institute qui vont dans le sens de la problématique du geste chirurgical et qui vont dans le sens de la nécessité d’une hystérectomie plutôt que d’une résection conservatrice dans ce type de pathologie, ce qui était déjà rapporté dans la littérature.

Les deux communications suivantes se sont intéressées à la maladie métastatique.

La première communication, présentée par le Pr Florence Duffaud (Hôpital de la Timone, Marseille) pour le Groupe Sarcome Français, est une  présentation originale et encourageante, qui présente les résultats d’une étude de phase II qui combine la Doxorubicine à la Trabectedine, avec un taux de réponse des patients atteints de léiomyosarcomes utérins ou non-utérins tout à fait exceptionnels et encourageants qui doivent pousser les médecins et les industriels à proposer une étude de phase III pour confirmer ces résultats et faire en sorte que l’ensemble des malades en France, mais aussi au niveau international, puissent bénéficier de cette prise en charge.

La dernière communication, présentée par le Dr Isabelle Ray-Coquard (Centre Léon Bérard, Lyon) pour l’EORTC reprenait de façon rétrospective, la survie des patientes traitées pour un sarcome utérin dans la base de données de l’EORTC. 225 patientes sur les 3000 (ce qui montre le faible nombre de patientes atteintes de sarcomes de l’utérus, incluses dans les essais thérapeutiques). On confirme que la survie sans rechute, de même que la survie globale de ces patientes sont mauvaises et que malheureusement que la combinaison de chimiothérapies anciennes telles que Doxorubicine + Ifosfamide n’apporte pas de bénéfice par rapport à l’utilisation de la Doxorubicine seule qui reste donc le traitement standard avec seulement 25% de taux de réponse. Ces résultats poussent la communauté à être innovante et à trouver d’autres combinaisons, d’autres molécules plus efficaces pour lutter contre cette pathologie.