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ASCO 2013 : Utilisation du sirolimus dans les hémangioendothéliomes avancés.

Abstract n° 10565

Auteurs : Silvia Stacchiotti, Elena Palassini, Michela Libertini, Andrea Marrari, Rossella Bertulli, Carlo Morosi, Antonella Messina, Flavio Crippa, Gianpaolo Dagrada, Angelo Paolo Dei Tos, Alessandro Gronchi, Silvana Pilotti, Paolo Giovanni Casali; Fondazione IRCCS Istituto Nazionale dei Tumori, Milan, Italie; Azienda ULSS 9 Treviso, Treviso, Italie.

Contexte : L’hémangioendothéliome (HE) est une tumeur vasculaire très rare.  Sa variante épithélioïde est caractérisée par une translocation spécifique t(1;3)(p36.3;q25) résultant dans la production du gène de fusion WWTR1-CAMTA1. Nous avons rétrospectivement passé en revue les patients atteints d’hémangioendothéliomes traités par Sirolimus, un inhibiteur de mTOR, au sein de notre institution. Méthodes : Nous avons identifié 12 patients (8 Hommes /4 Femmes ; moyenne d'âge : 46 ans ;  10 Hémangioendothéliomes épithélioïdes et 2 Hémangioendothéliomes rétiformes ; 1 localement avancé et 11 multifocaux ; 6  pré-traités) avec un hémangioendothéliome avancé traité par sirolimus, en thérapie unique, à 5 mg/jour, depuis 2005. Tous présentaient des signes de progression dans les 3 mois précédant le démarrage du traitement. La dose quotidienne de sirolimus était ajustée en fonction de la concentration de l’agent dans le sang (entre 10 et 20 ng/dl). La réponse était évaluée par scanner /IRM /PET Scan après 4-6 semaines de traitement, puis tous les 3 mois, selon les critères RECIST et CHOI. Le réarrangement du gène WWTR1 a été évalué par FISH, et l’expression histochimique des effecteurs de mTOR S6 et 4BP1, est en cours. Résultats : 10 patients sont évaluables pour la réponse (2 patients sont trop en avance). La dose quotidienne de sirolimus va de 3 à 6 mg/jour. La meilleure réponse obtenue selon RECIST était la réponse partielle = 1, Stabilisation = 6 (tous >6 mois, entre 6 et 48+), progression = 3 cas. Dans 3 cas, une réponse selon les critères Choi a pu être détectée. Une réponse au PET a pu être observée chez 6/6 des patients évalués. La médiane de survie sans progression était de 24 mois (entre 3 et 48 mois). Deux patients stabilisés sous sirolimus ont respectivement arrêté leur traitement après 12 et 24 mois de thérapie, des signes de progression ayant été constatés chez chacun d'eux. Une nouvelle stabilisation de la maladie a pu être obtenue après réintroduction du sirolimus. Conclusions : L’hémangioendothéliome est connu pour son potentiel de croissance de longue durée, même dans les cas typiques de maladie multicentrique/multifocale. Les hémangioendothéliomes en progression nécessiteraient un traitement médical mais demeurent insensibles aux chimiothérapies cytotoxiques bien que des réponses essentiellement anecdotiques aient été rapportées sous interféron, bevacizumab et thalidomide. Dans cette série rétrospective, l’utilisation du sirolimus a résulté dans une proportion élevée de réponses tumorales principalement non-dimensionnelles (stabilisation) et possiblement de longue durée.